Nouveau gouvernement bruxellois : « Bruxelles manque une occasion de soutenir réellement les primo-acquéreurs et les jeunes ménages», selon ERA
Les premières mesures en matière de logement du nouveau gouvernement bruxellois envoient un signal positif, mais restent insuffisantes pour répondre au principal défi du marché : l’accès à la propriété pour les primo-acquéreurs, les jeunes ménages et les personnes isolées avec enfant(s). Pour ERA, leader du marché immobilier en Belgique, la Région passe à côté d’un levier structurel qui pourrait véritablement changer la donne.

Après plus de 600 jours d’une crise institutionnelle sans précédent, la Région de Bruxelles-Capitale dispose enfin d’un nouveau gouvernement. Les premières mesures annoncées en matière de logement commencent à apparaître dans la presse. Une de ces mesures est le relèvement du plafond pour l’abattement des droits d’enregistrement (sur les premiers 200.000 €) pour l’habitation propre et unique, de 600.000 € à 800.000 €.
Selon ERA, ces mesures ne répondent que partiellement à la problématique centrale du marché bruxellois : l’accès à la propriété pour les primo-acquéreurs, les jeunes ménages et les familles monoparentales. L’obstacle principal pour ces profils n’est pas seulement le prix du bien, mais le cout global d’acquisition et l’apport personnel exigé.
« Prenons un exemple concret : l’achat d’un bien à 450.000 euros, un niveau représentatif pour une maison familiale à Bruxelles. À Bruxelles, après l’abattement de 200.000 euros, 250.000 euros restent taxés à 12,5 %, soit 31.250 euros de droits d’enregistrement. En Wallonie, le même bien serait taxé à 3 %, soit 13.500 euros. Pour beaucoup de jeunes ménages, cet écart influence directement la décision d’achat et pousse certains candidats vers la périphérie ou vers la Wallonie. Bruxelles reste aujourd’hui la région où l’accès à la propriété est le plus difficile », Emmanuel Deboulle, Business Development Manager Wallonie-Bruxelles chez ERA

Le relèvement du plafond d’exonération à 800.000 euros soutient surtout le segment intermédiaire à supérieur du marché. Selon les chiffres du SPF Finances, 7 Bruxellois sur 10 vivent dans un appartement et seulement 1 sur 5 est propriétaire de son logement. Or, les jeunes acheteurs n’acquièrent pas des biens à ces niveaux de prix. Pour ERA, une réduction plus structurelle des droits d’enregistrement, à l’image du modèle wallon, aurait constitué un signal beaucoup plus fort en faveur des classes moyennes bruxelloises.
Accélération des permis d’urbanisme
Une autre mesure annoncé, l’accélération des permis d’urbanisme, est en revanche saluée. Selon ERA, la lenteur administrative freine depuis plusieurs années le développement de nouveaux projets et limite l’augmentation de l’offre.
«L’intention des mesures annoncées est positive, mais le marché jugera sur base des délais réellement raccourcis. Aujourd’hui, Bruxelles a besoin de stabilité et de décisions structurelles pour restaurer la confiance », Emmanuel Deboulle, Business Development Manager Wallonie-Bruxelles chez ERA
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