Le Grand Sondage Immo d’ERA :
À peine 4 % s’attendent à ce que l’immobilier devienne moins cher
Le candidat au logement préfère céder de l’espace plutôt que la localisation
- Seuls 4,7 % des répondants wallons, 4,1 % des Bruxellois et 4,1 % des Flamands s’attendent à une baisse des prix de l’immobilier dans les deux à trois prochaines années
- 67,3 % en Wallonie, 60,4 % à Bruxelles et 65,6 % en Flandre préfèrent habiter plus petit dans un meilleur quartier que plus grand dans un quartier moins bien situé
- Chez les 25-44 ans, 39,7 % des Wallons citent la localisation parmi leurs deux critères les plus importants, contre 61,4 % des Flamands ; face à un compromis concret, environ 61 % des deux groupes optent pour plus petit dans un meilleur quartier
Bruxelles, 25 septembre 2026 – Celui qui espère aujourd’hui que les logements redeviendront moins chers dans les prochaines années est clairement minoritaire. Le Grand Sondage Immo d’ERA montre qu’à peine 4,7 % des répondants wallons, 4,1 % des Bruxellois et 4,1 % des Flamands s’attendent à une baisse des prix de l’immobilier. Parallèlement, les choix résidentiels concrets montrent que c’est surtout l’espace qui reste négociable : la superficie et le jardin sont plus rapidement concédés que la localisation souhaitée.
En Wallonie, 69,4 % des répondants s’attendent à ce que les prix de l’immobilier continuent d’augmenter dans les deux à trois prochaines années. À Bruxelles, ce chiffre atteint 71,0 % et en Flandre 66,1 %. Dans le même temps, 77,8 % des répondants wallons estiment que se loger n’est aujourd’hui plus abordable. À Bruxelles, cette proportion monte à 71,0 % et en Flandre à 63,0 %.
« La combinaison est interpellante. Les gens ressentent clairement une pression sur leur budget logement, mais ne comptent pratiquement pas sur une baisse spontanée des prix. L’enquête montre surtout qu’ils fixent dès lors des priorités plus nettes. Pas nécessairement en renonçant à leur commune ou à leur quartier favori, mais en regardant de manière plus critique l’espace, le jardin ou les autres souhaits qui s'avèrent plus négociables »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique

Le crédo immobilier « L'emplacement, l'emplacement, l'emplacement » est plus vivant que jamais
Lorsque les répondants sont placés devant un compromis concret, le choix devient limpide. En Wallonie, 67,3 % déclarent préférer habiter plus petit dans un meilleur quartier que plus grand dans un quartier moins bien situé. À Bruxelles, ce chiffre est de 60,4 % et en Flandre de 65,6 %.
Un jardin plus petit se révèle lui aussi négociable pour de nombreux répondants lorsqu’un meilleur emplacement est en jeu : 70,2 % des répondants wallons, 69,2 % des Bruxellois et 64,0 % des Flamands sont d’accord.
« Pendant le corona, une chambre supplémentaire et surtout un plus grand jardin ont clairement gagné du terrain dans les critères de recherche. Ces souhaits n’ont pas disparu. Mais une liste de souhaits n’est pas encore une décision d’achat. Dès qu’il faut réellement choisir, l’endroit où les gens veulent habiter s’avère particulièrement peu négociable. Le vieux credo immobilier “l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement” est donc loin d’être mort. »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique
Wallons et Flamands partent différemment, mais aboutissent au même compromis
C’est surtout chez les 25-44 ans que l’enquête montre que les candidats au logement en Wallonie et en Flandre n’entament pas nécessairement leur recherche avec les mêmes priorités.
Chez les 25-44 ans wallons, 39,7 % citent la localisation comme l’un des deux critères les plus importants dans le choix d’un logement. Chez les Flamands du même âge, ce chiffre grimpe à 61,4 %. Cet écart montre que les priorités de départ ne sont pas les mêmes de part et d’autre de la frontière linguistique.
Mais dès que ce même groupe d’âge est placé devant un choix concret entre espace et quartier, cette différence disparaît presque entièrement. 60,8 % des 25-44 ans wallons préfèrent habiter plus petit dans un meilleur quartier. En Flandre, ce chiffre est de 61,6 %.
« C’est pour moi l’une des conclusions les plus frappantes de l’enquête. Un jeune Wallon et un jeune Flamand peuvent entamer leur recherche avec des priorités différentes. Mais dès que le budget et la localisation s’opposent, ils aboutissent presque au même point. Le logement peut être plus petit. En revanche, l'endroit où ils souhaitent vivre est bien moins négociable. »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique
Même mouvement en Wallonie et à Bruxelles, avec des nuances locales
Des différences apparaissent également entre les provinces wallonnes et Bruxelles, mais la tendance générale reste particulièrement cohérente : partout, une majorité des répondants préfère habiter plus petit dans un meilleur quartier que plus grand dans un quartier moins bien situé.
| Hainaut | Liège | Namur | Luxembourg | Brabant wallon | Bruxelles |
Nombre de répondants | 138 | 122 | 73 | 105 | 72 | 169 |
Estiment que se loger n’est plus abordable | 82,6% | 75,4% | 79,5% | 82,9% | 63,9% | 71,0% |
S’attendent à une hausse des prix | 69,6% | 74,6% | 56,2% | 68,6% | 75,0% | 71,0% |
S’attendent à une baisse des prix | 5,8% | 3,3% | 4,1% | 4,8% | 5,6% | 4,1% |
Préfèrent habiter plus petit dans un meilleur quartier | 67,4% | 66,4% | 68,5% | 60,0% | 77,8% | 60,4% |
Accepteraient un jardin plus petit pour un meilleur emplacement | 73,9% | 73,8% | 65,8% | 60,0% | 76,4% | 69,2% |
Le sentiment que se loger n’est plus abordable est particulièrement marqué dans le Hainaut (82,6 %) et au Luxembourg (82,9 %), et nettement moins prononcé en Brabant Wallon (63,9 %). Partout, la part de répondants qui s’attendent réellement à une baisse des prix reste en revanche très limitée : selon la province wallonne, elle se situe entre 3,3 % et 5,8 %.
Ainsi, près de huit répondants sur dix en Brabant wallon préfèrent habiter plus petit si cela leur permet de vivre dans un meilleur quartier. Le compromis sur la taille du jardin est lui aussi largement accepté : environ trois quarts des répondants en Brabant wallon, dans le Hainaut et à Liège accepteraient un jardin plus petit en échange d’un meilleur emplacement. À Bruxelles, près de sept répondants sur dix font le même choix.
Même dans les provinces où ce compromis est moins marqué, la localisation reste difficile à sacrifier : au Luxembourg, 60,0 % des répondants préfèrent habiter plus petit dans un meilleur quartier et la même proportion accepterait un jardin plus petit pour une meilleure situation.
Le candidat-acquéreur veut négocier plus fermement
À la table des négociations aussi, le candidat au logement se montre plus incisif. Parmi les répondants wallons qui envisageaient un achat, 63,2 % déclarent être aujourd’hui plus rapidement enclins à négocier le prix demandé qu’auparavant. En Flandre, ce chiffre est de 61,6 %.
« Un candidat-acquéreur n’est pas nécessairement moins motivé aujourd’hui, mais il calcule davantage. Le prix demandé n’est qu’un élément. La mensualité, d’éventuels travaux de rénovation et le matelas financier qui subsiste ensuite comptent tout autant. Les gens comparent donc de façon plus pointue et abordent aussi la négociation avec plus d’assurance. »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique
Construire plus compact, une partie de la réponse
Pour Krijgsman, cette préférence marquée pour la localisation a aussi une signification plus large pour le débat sur le logement.
« Ce n’est pas pour moi un plaidoyer pour faire habiter tout le monde plus petit. Mais si les gens indiquent systématiquement qu’ils préfèrent céder quelques mètres carrés ou un bout de jardin plutôt que la bonne localisation, nous devons aussi les écouter lorsque nous réfléchissons à la manière dont et à l’endroit où nous construisons. Construire de façon plus compacte et plus intelligente là où les gens veulent effectivement habiter doit faire partie de ce débat. »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique
Le logement de rêve ne disparaît pas, mais passe un test de réalité
Selon ERA, les résultats ne montrent pas que les gens rangent massivement leurs ambitions résidentielles. Une distinction plus nette se dessine en revanche entre le logement idéal et ce qui reste réellement déterminant lors d’un achat effectif.
« Un logement de rêve peut toujours rester un logement de rêve. Mais un rêve n’est pas une décision d’achat. Lorsque le budget ne permet pas de satisfaire tous les souhaits à la fois, les gens déterminent plus consciemment ce sur quoi ils veulent céder et ce sur quoi ils ne veulent pas céder. Un logement un peu plus petit au bon endroit peut alors s’avérer finalement plus attrayant que davantage de mètres carrés à un endroit qui ne correspond pas à votre vie. Ce n’est pas moins ambitieux. C’est surtout plus réaliste. »
Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique
Pour la rédaction
Contacts presse nationaux : Johan Krijgsman, CEO d’ERA Belgique (+32479897139)
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Bruxelles – Benjamin Blaes (+32492599059)
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Flandre occidentale – Vincent Beuten (+32476200020)
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Limbourg – Rob Haesevoets (+32496238144)
À propos d’ERA
Fondée en 1972 aux États-Unis, ERA est présente sur le marché immobilier belge depuis 1995. Aujourd’hui, ERA est le leader du marché immobilier résidentiel en Belgique, avec plus de 140 agences et plus de 600 professionnels de l’immobilier répartis dans tout le pays. En 2025, ERA a réalisé en Belgique 2,5 milliards d’euros de ventes immobilières résidentielles. ERA attire chaque année environ 22 millions de visiteurs sur son site web et enregistre plus de 100 000 contacts physiques avec des clients par an. ERA combine cette envergure avec la connaissance du marché local de ses agences et de ses agents immobiliers. Au niveau international, ERA compte également plus de 2 300 agences immobilières indépendantes réparties dans 39 pays, dont plus de 1 100 en Europe. Plus d’informations sur ERA Belgium : www.era.be.
À propos du Grand Sondage Immo
Avec la série du Grand Sondage Immo, ERA sonde la manière dont les consommateurs envisagent aujourd’hui le logement et l’immobilier, et les choix qu’ils posent dans ce cadre. Les enquêtes porteront notamment sur l’accessibilité financière, les préférences résidentielles, le comportement d’achat, l’énergie et la rénovation, la technologie et l’image de l’immobilier. Cette série traite les réponses de 2 070 répondants : 1 391 en Flandre, 510 en Wallonie et 169 à Bruxelles. Les répondants n’étant pas répartis entre les trois régions selon leur poids démographique, ERA rapporte les résultats par région et non comme une seule moyenne belge non pondérée.
Kiara De Paep
Ken Standaert